MARCHESSEAU Daniel, extrait de « Zao Wou-Ki, l’artiste de l’Est sur la montagne de l’Ouest », catalogue de l’exposition Zao Wou-Ki, peintures, œuvres sur papier, céramiques 1947-2007 au Château-Musée de Nemours, Éditions Somogy, Paris, 2007 (p. 21).

(…) " « Si l’on se sert de l’Unique Trait de Pinceau comme mesure, alors il devient possible de participer aux métamorphoses de l’Univers, de sonder les formes des monts et des fleuves, de mesurer l’immensité lointaine de la terre, de jauger les secrets sombres des nuages et des brumes », écrit le poète Shitao. Zao Wou-Ki connaît ses paraphrases sur le paysage. Mais au-delà de sa non-figuration, toile ou papier, la cosa mentale qui illumine en profondeur le dépôt de pigment est d’ordre émergent. Le silence habite le frémissement perceptible de la peau de l’œuvre, vibrant d’une sensualité tactile, invisible et cependant présente comme les lumières diluées de l’aurore. (…).

Hasard bienvenu ? Prédestination ? Fil conducteur ? Principe de création ? L’idéogramme mandarin Wou-Ki signifie « illimité »."

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