biographie
 
1920
Zao Wou-Ki naît à Pékin le premier février 1920. Quelques mois après, sa famille s’installe à Shanghai. La famille T’chao, appartient à la très ancienne dynastie Song (Xe-XIIIe siècles après J.-C.). T’chao Wou-Ki - Wou-Ki étant le prénom – choisit le pseudonyme de Zao Wou-Ki à son arrivée en France.

Son grand-père paternel, vers 1925. Droits réservés

1920-1931
C'est à Nantung, petite ville située au nord de Shanghai où son père est banquier, que le jeune Zao Wou-Ki fait ses études primaires et les trois premières années du secondaire. Il dessine et peint dès l'âge de dix ans avec une grande liberté. Sa famille ne contrarie pas vraiment son désir de peindre. Ainsi prédisposé au sein d'une famille d'intellectuels, il apprend auprès de son grand-père que la calligraphie est un art dès lors qu'elle est vivante et transmet une émotion.
1935
À quinze ans, Zao Wou-Ki réussit l'examen d'entrée à l'École des beaux-arts de Hangzhou en dessinant une statue grecque d'après moulage. Pendant six années, il apprend le dessin d'après un plâtre et d'après le modèle vivant, la peinture à l'huile mais aussi la peinture traditionnelle chinoise, la perspective occidentale et la théorie de la calligraphie. Impatient, le jeune Zao Wou-Ki peint très rapidement à l'huile. Les professeurs de l'École des beaux-arts de Hangzhou, chinois et occidentaux, enseignent essentiellement la peinture traditionnelle et l'exactitude du rendu. Zao Wou-Ki cherche vite à s’affranchir de cet enseignement.
1938
L'École des beaux-arts de Hangzhou est transférée à Chongqing face à l’avancée des troupes japonaises.

Zao Wou-Ki à l’École des beaux-arts de Hangzhou, 1935. Droits réservés

1941
Dès la fin de ses études, Zao Wou-Ki est nommé lecteur dans l’école qui l'a formé. En 1941, il fait sa première exposition à Chongqing et son père lui achète sa première œuvre. Il est alors fortement influencé par Cézanne, Matisse et Picasso. Il trouve ses modèles dans les cartes postales que son oncle lui rapporte de Paris et qu’il collectionne ou dans les "pleines pages" montrant des œuvres de Renoir, Modigliani, Cézanne, Matisse ou Picasso dans les revues américaines alors diffusées en Chine (Life, Harper's Bazaar et Vogue).
1942
Il organise au Musée national d'histoire naturelle de Chongqing une exposition où sont présentées des œuvres de Lin Fengmian, Wu Dayu - son directeur de l'École des beaux-arts, Guan Liang, Ding Yanyong, Lin Kuang-Tang et de lui-même. Bien accueillie par les intellectuels et les jeunes peintres, cette exposition montre pour la première fois des artistes vivants qui veulent rompre avec la tradition.
1946
C'est une année cruciale pour la Chine. Les Japonais vaincus évacuent le pays. L'École des beaux-arts de Hangzhou, depuis 1938 à Chongqing, retrouve ses anciens locaux. Zao Wou-Ki suit le même itinéraire. À Chongqing, il a rencontré Vadime Elisseeff, attaché culturel à l’Ambassade de France en Chine. Il l’encourage vivement à venir à Paris. Lors de son retour en France, il rapporte une vingtaine de peintures à l'huile de Zao Wou-Ki qu'il présente au musée Cernuschi dans "l’Exposition de peintures chinoises contemporaines" en 1946.

Zao Wou-Ki et toute sa famille au port de Shanghai avant le départ pour la France le 26 février 1948. Droits réservés

1947
Après une exposition personnelle à Shanghai, Zao Wou-Ki décide à l’âge de vingt-sept ans, avec l'approbation de son père, de partir pour Paris. Il n'a encore fait, dit-il, qu'un apprentissage en peinture.
Avec son épouse Lalan sur le bateau André Lebon en partance pour la France. Droits réservés

Avec son épouse Lalan sur le bateau André Lebon en partance pour la France. Droits réservés

1948
Il embarque à Shanghai, en compagnie sa femme Lan-Lan, le 26 février et arrive à Marseille après 36 jours de bateau. Il découvre Paris et passe ses après-midis au Musée du Louvre. Il s’installe dans le quartier des peintres, à Montparnasse, dans un petit atelier voisin de celui d'Alberto Giacometti. Il apprend le français à l'Alliance française et fréquente l'Académie de la Grande Chaumière. C'est à Paris qu'il dit trouver sa personnalité. Il s’entoure de nouveaux amis, artistes d’horisons différents : les Américains Sam Francis, Norman Bluhm et Joan Mittchel, le Canadien Jean-Paul Riopelle, la Portugaise Maria Helena Vieira da Silva, l’Allemand Hans Hartung et le Français Pierre Soulages.

À Paris, 1948. Droits réservés

1949
Il découvre la technique de la lithographie qui l'émerveille chez l'imprimeur Desjobert. Il réalise sa première exposition à la Galerie Creuze en mai, et c’est Vadime Elisseeff qui suscite la préface du catalogue écrite par Bernard Dorival, conservateur au Musée national d'art moderne.
1950
Lecture par Henri Michaux de huit lithographies de Zao Wou-Ki, son premier livre de bibliophilie, est publié. Le poète Henri Michaux (1899-1984) a spontanément écrit huit poèmes pour accompagner ses premières lithographies, sans même en connaître leur auteur. Zao Wou-Ki et Henri Michaux vont dès lors être liés par une amitié indéfectible.
1951
Le 4 janvier, le marchand Pierre Loeb, amené par Henri Michaux, visite l'atelier de Zao Wou-Ki. La première exposition de Zao Wou-Ki à la Galerie Pierre a lieu en juin ; leur collaboration va durer jusqu'en 1957. Lors d’un voyage en Suisse pour une de ses expositions, Zao Wou-Ki est confronté à des peintures de Paul Klee, qu'il connaît peu. C'est un moment important dans son itinéraire de peintre. L'œuvre de Paul Klee lui montre une autre peinture, emplie de lettre et de signes. Cet exemple va permettre à Zao Wou-Ki d’avancer vers l’abstraction.
Avec Jean-Paul Riopelle devant Foudre, 1955. Droits réservés

Avec Jean-Paul Riopelle devant Foudre, 1955. Droits réservés

1952
Zao Wou-Ki expose désormais régulièrement à la Galerie Pierre à Paris, où il rencontre l’architecte I.M. Pei et son épouse Eileen. Des expositions ont lieu à Bâle et Lausanne, à Londres mais aussi à Washington, Chicago et New York. Henri Michaux écrit la préface du catalogue de sa première exposition à la Galerie Cadby-Birch de New York.
1953
De nombreuses expositions personnelles ont lieu non seulement en France, mais également à Berne, Genève, Rome, Milan, New York, etc. Un changement s'opère dans sa peinture. "Ma peinture, dit-il, devient illisible. Natures mortes et fleurs n'existent plus. Je tends vers une écriture imaginaire, indéchiffrable".
Dans son atelier parisien, 1958. Droits réservés

Dans son atelier parisien, 1958. Droits réservés

1954
Le Museum of Fine Arts de Cincinnati présente une exposition rétrospective de son œuvre gravé dont l’éditeur suisse Nesto Jacometti publie le catalogue raisonné au début de 1955. Zao Wou-Ki fait la connaissance à Paris du compositeur Edgar Varèse lors de la création de Déserts. Il devient un ami intime. En 1964, une année avant la mort de Varèse, Zao Wou-Ki peint une toile en hommage au compositeur.
1955-1956
Sa peinture Foule noire (1954) gagne la 5ème Honorable Mention au Carnegie International du Carnegie Institute de Pittsburgh (États-Unis). Gildo Caputo et Myriam Prévot, directeurs de la Galerie de France liés avec Zao Wou-Ki depuis leur rencontre en 1950, voient en lui un des chefs de l'abstraction lyrique qu'ils défendent depuis longtemps et lui proposent de travailler avec eux. Avec l'accord de Pierre Loeb, il réalise sa dernière exposition à la Galerie Pierre en 1955 et commence sa collaboration avec la Galerie de France.
1957
Il rencontre le poète René Char dont il illustre Les compagnons dans le jardin de quatre eaux-fortes. Ils resteront très proches jusqu’à la mort de Char en 1988. Zao Wou-Ki présente sa première exposition personnelle de peintures à la Galerie de France à Paris, où il se lie d’amitié avec les artistes Hans Hartung, Pierre Soulages et Alfred Manessier. En 1957, Zao Wou-Ki quitte la France pour plus d’une année. Il part aux États-Unis et séjourne chez son frère Wu Wei vers New York. Grâce à Pierre Soulages, il rencontre le marchand de tableaux américain Samuel Kootz et de nombreux artistes qui deviennent ses amis : Franz Kline, Conrad Marca-Relli, Philip Guston, Adolph Gottlieb, William Baziottes, Saul Steinberg, James Brooks et Hans Hoffman. La peinture de l'École de New York lui paraît plus instinctive, plus spontanée que la peinture européenne. Il poursuit son voyage avec Pierre et Colette Soulages jusqu’à Hawaii puis au Japon.
Avec sa deuxième épouse May à Hong Kong, 1958. Droits réservés

Avec sa deuxième épouse May à Hong Kong, 1958. Droits réservés

1958
Zao Wou-Ki séjourne six mois à Hong Kong où il rencontre Chan May Kan qui devient sa deuxième épouse. À son retour, Zao Wou-Ki commence à travailler avec Sam Kootz, jusqu'en 1967, date à laquelle la galerie ferme ses portes.
1959-1960
Il se rend à New York à l'occasion de son premier vernissage à la Kootz Gallery, et y retourne presque chaque année jusque 1965. Il achète à Paris un entrepôt qu'il fait transformer en atelier par l'architecte Georges Johannet.
1961
La Tokyo Gallery à Tokyo organise sa première exposition personnelle. Cette même année a lieu sa troisième exposition personnelle à la Kootz Gallery de New York.
Avec Pierre Soulages sur l’île de Kawai, 1958. Droits réservés

Avec Pierre Soulages sur l’île de Kawai, 1958. Droits réservés

1962
Alors qu'André Malraux est ministre des Affaires culturelles du Général de Gaulle, Zao Wou-Ki illustre de dix lithographies La Tentation de l'Occident. À cette occasion, il fait la connaissance de l'écrivain dont le soutien lui permet d'obtenir en 1964 la nationalité française. Il expose à la Kootz Gallery de New York et à l’Ateneo de Madrid (Espagne).
« Chez Margot », Golfe-Juan, le 03 mars 1962. Joan Mitchell, Patricia Matisse, May Zao, Jean-Paul Riopelle et Pierre Matisse. Droits réservés

« Chez Margot », Golfe-Juan, le 03 mars 1962. Joan Mitchell, Patricia Matisse, May Zao, Jean-Paul Riopelle et Pierre Matisse. Droits réservés

1963-1964
La Galerie de France présente sa troisième exposition personnelle. Il expose également à la Kootz Gallery à New York et à la Hayden Gallery du Massachusetts Institute of Technology à Cambridge (États-Unis).

Dans son atelier parisien devant 29.09.64 et la première version de 21.09.64, vers 1964. Photo Budd

1965
Plusieurs expositions majeures sont organisées : la rétrospective de peintures au Folkwang Museum d’Essen (Allemagne), les œuvres sur papier à la Graphische Sammlung Albertina à Vienne (Autriche) et sa sixième exposition personnelle à la Kootz Gallery à New York, la dernière avant que la galerie ne ferme en 1967.

1967
Il participe au Pavillon français lors de l’Exposition Internationale de Montréal (Canada).
1968
La Frank Perls Gallery de Los Angeles organise une exposition personnelle. Le San Francisco Museum of Art expose des peintures et des estampes.

1969
Le Palais des Beaux-Arts de Charleroi (Belgique) organise une rétrospective de son œuvre peint. La seconde exposition rétrospective de son oeuvre peint est présentée au Musée d'art contemporain de Montréal puis au Musée du Québec (Canada). Il traverse ensuite l'Amérique du Nord avant de séjourner au Mexique chez le peintre Rufino Tamayo et sa femme Olga, rencontrés en 1950. Dans le cadre du Festival de musique de Salzbourg, Zao Wou-Ki dirige le séminaire d’été créé par le peintre Oskar Kokoschka. Une exposition lui est consacrée à la Sommerakademie für Bildende Kunst.
1971
Alors que sa femme May est de plus en plus malade, Zao Wou-Ki abandonne un temps la peinture. Sur les conseils d'Henri Michaux, il redécouvre la difficile technique de l'encre de Chine à laquelle il s'adonne désormais chaque été.

1972
May meurt début mars. Zao Wou-Ki part en Chine le 25 du même mois pour retrouver sa famille qu'il n'a plus revue depuis 1948.

Portrait dans son atelier parisien, 1973. Photo Mohror

1973-1975
Après de longs mois de chagrin, Zao Wou-Ki recommence à travailler. Il réalise de très grands formats qui sont exposés en 1975 à la Galerie de France. René Char préface le catalogue. Les éditions Yves Rivière - Arts et Métiers Graphiques publient le catalogue raisonné des estampes qui comporte 300 numéros.

Avec I.M. Pei, rue Jonquoy, 1976. Droits réservés

1976
Avant le transfert du Musée national d'art moderne du Palais de Tokyo au Centre d'Art et de Culture Georges Pompidou, Jean Leymarie consacre au sein de "l'Accrochage III" une salle entière à Zao Wou-Ki. Avec l'aide de l'ambassade de Chine à Paris et de l'ambassade de France à Pékin, Zao Wou-Ki retourne en Chine en 1974 et en 1975.
1977
Quatorze tableaux, pour la plupart de grands formats, sont exposés à la Fuji Television Gallery à Tokyo. L'un des plus importants, Hommage à André Malraux (200 x 525 cm), y est présenté. Grâce à son directeur Susumu Yamamoto, des œuvres entrent dans les grandes collections japonaises (Hakone Museum, Ishibashi Foundation entre autres). Zao Wou-Ki et Françoise Marquet se marrient au mois de juillet.

Avec Jean Leymarie et son épouse Françoise lors du vernissage de l’exposition de la Galerie Joan Prats à Barcelone, 1976. Droits réservés

1978
Une toile majeure entre dans la collection du baron et de la baronne Thyssen-Bornemisza que Zao Wou-Ki rencontre à l'occasion de la présentation de leur collection au Musée d'art moderne de la Ville de Paris. Zao Wou-Ki fait à la Bibliothèque nationale une donation de gravures complétant l'ensemble de l'œuvre gravé conservé au Cabinet des Estampes.
1979
La Bibliothèque nationale de France présente dans le Salon d'honneur un choix de quatre-vingts estampes de la donation Zao Wou-Ki. À la demande de Jean-Philippe Lecat, Ministre de la Culture et de la Communication, il réalise pour la Manufacture nationale de Sèvres quatre projets destinés à un service de table. A l'automne, le célèbre marchand new-yorkais Pierre Matisse visite son l'atelier et lui propose une exposition de peintures et de dessins dans sa galerie. Zao Wou-Ki n'a pas exposé dans cette ville depuis plus de quinze ans et ce projet revêt à ses yeux une grande importance.

1980
L’exposition de grands formats de Zao Wou-Ki au Palais des Beaux-Arts de Charleroi (Belgique) est également présentée au Musée d’Histoire et d’Art du Luxembourg. Il est nommé professeur de peinture murale à l'École nationale supérieure des arts décoratifs par son ami Michel Tourlière, alors directeur. En novembre a lieu à New York l’exposition de peintures et de dessins à la Pierre Matisse Gallery dont le catalogue est préfacé par son vieil ami I.M. Pei.

Avec Henri Michaux à la Galerie de France à Paris, 1980. Photo Sin-May Zao

1981-1982
Zao Wou-Ki achève deux triptyques pour l’exposition aux galeries nationales du Grand Palais à Paris, en marge de la grande exposition Nicolas de Staël. C’est la première exposition que lui consacre un musée français. Elle est reprise dans cinq musées japonais - au Fukuoka City Museum, à la Nihonbashi Art Gallery de Tokyo, au Fukui Prefectoral Museum, au Kyoto National Museum of Modern Art et au Kamakura Museum of Modern Art - puis au Hong Kong Art Center et au National Museum of Modern Art de Singapour.

Peignant une encre de Chine dans son atelier de Paris, 1981. Photo Serge Lansac

1982
Avant de se rendre à Pékin où il est invité par l'Association des artistes chinois, Zao Wou-Ki et Françoise visitent Hong Kong, Shanghai, Hangzhou et Xian. En octobre, à l'invitation de I.M. Pei, Zao Wou-Ki assiste en Chine à l'inauguration de l'Hôtel des Collines parfumées, situé à trente kilomètres de Pékin, pour lequel il vient d'achever deux panneaux à l'encre de Chine (280 x 360 cm).

Avec René Char à l’inauguration de l’Hôtel de Campredon – Maison René Char à l’Isle-sur-la-Sorgue, 1982. Photo Françoise Marquet

1983
Zao Wou-Ki se rend à Taipei à Taiwan pour son exposition au National Museum of History. Il revoit ainsi le National Palace Museum et dîne chez le grand maître Chang Dai-Chien, qui disparaît quelques mois plus tard. L'exposition se poursuit à la Maison de la culture de Tainan, puis à la Bibliothèque préfectorale de Taichung. La rétrospective du Musée Ingres de Montauban est reprise à l'Espace des Cordeliers de Châteauroux. Sur invitation du ministère de la Culture chinois, Zao Wou-Ki expose dans son pays natal, pour la première fois depuis 1948, au Musée National de Pékin et dans son ancienne école à Hangzhou, devenue la Zhejiang Academy of Fine Arts. Durant son séjour, il se rend au Mont Huan, la fameuse Montagne Jaune.

Avec Françoise dans l’atelier du peintre Zhan Daqian à Taipei, 1983. Droits réservés

1984
Son travail ne lui permettant plus d'en assumer la charge, il démissionne de son poste de professeur à l'École nationale supérieure des arts décoratifs. Il est promu Officier de l’Ordre de la Légion d'Honneur sur proposition du ministre de la Culture, Jack Lang. Pour sa première collaboration avec la Galerie Jan Krugier à Genève, Zao Wou-Ki expose des encres de Chine et expose à la Galerie de France dix grands tableaux récents.

Pendant un cours à l’École des beaux-arts de Hangzhou, 1985. Droits réservés

1985
Invités par son ancienne école, Zao Wou-Ki et son épouse donnent pendant un mois des cours à l’école de Hangzhou : peinture et fusain par Zao Wou-Ki, muséologie par Françoise.

Dans son atelier de Paris, 1982. Photo Andersen

1986
La Pierre Matisse Gallery de New York lui consacre une exposition. La Galerie de France présente à Paris son plus grand triptyque (2,80 x 10 m.), commande qu’il vient de terminer pour le complexe de Raffles City construit par son ami I.M. Pei à Singapour. C’est la dernière exposition de Zao Wou-Ki à la Galerie de France.

1987
A Tokyo, la Fuji Television Gallery présente une exposition de peintures récentes. La Galerie Kutter expose à Luxembourg des peintures et des aquarelles récentes.

Avec Jean Leymarie à la Villa Médicis à Rome, 1986. Droits réservés

1988
Plusieurs expositions ont lieu : à la Galerie Jan Krugier à Genève, chez Artcurial qui organise une rétrospective à l'occasion du quarantième anniversaire de son arrivée en France.

1990
La Galerie Jan Krugier à Genève expose des peintures récentes et des encres de Chine. Le Musée des Beaux-Arts de Tours présente une exposition anthologique de peintures, encres, estampes et livres illustrés.
Les lauréats du Praemium Imperiale du Japon en 1994 : Charles Correa (architecture), Zao Wou-Ki (peinture), Richard Serra (sculpture) et Henri Dutilleux (musique). Droits réservés

Les lauréats du Praemium Imperiale du Japon en 1994 : Charles Correa (architecture), Zao Wou-Ki (peinture), Richard Serra (sculpture) et Henri Dutilleux (musique). Droits réservés

1991
La Fondation Vasarely à Aix-en-Provence expose les peintures de Zao Wou-Ki.

1992
La Galerie Artcurial expose à Paris des peintures récentes et la Galerie Marwan Hoss à Paris des encres de Chine. L'AFAA organise une rétrospective à la Fondation Calouste Gulbenkian à Lisbonne. Deux expositions sont présentées au grand-duché de Luxembourg, "Encres de Chine" au Musée national d’art et d’histoire et "Peintures" au Château de Vianden. Il expose également en France, au Centre Culturel Noroît à Arras.

1993
Zao Wou-Ki est promu Commandeur de l’Ordre de la Légion d'honneur par le Président de la République François Mitterrand et décoré par son ami Émile Biasini. Il est également fait Docteur honoris causa de la Chinese University de Hong Kong. Le Taipei Fine Arts Museum présente à Taipei une rétrospective de 1935 à 1992. Alice King présente à sa galerie de Hong Kong une exposition d’œuvres récentes.

1994
Le Centro Cultural de Arte Contemporàneo de Mexico présente la rétrospective "Zao Wou-Ki. 40 ans de peintures (1954-1994)". Zao Wou-Ki est nommé lauréat du Praemium Imperiale au Japon en section Peinture, dont la remise a lieu en octobre à Tokyo. Les autres lauréats sont Henri Dutilleux pour la musique, Richard Serra pour la sculpture, John Gielgud pour les arts de la scène et Charles Correa pour l'architecture.
Devant une partie du triptyque Hommage à mon ami Jean-Paul Riopelle, 2003. Photo Dennis Bouchard

Devant une partie du triptyque Hommage à mon ami Jean-Paul Riopelle, 2003. Photo Dennis Bouchard

1995
La Iber-Caja de Ahorros à Saragosse (Espagne) et la Maison de la Culture de Nevers présente des expositions. La Ishibashi Foundation organise une exposition personnelle à l’Ishibashi Museum of Art de Kurume (Japon), avec les oeuvres de la collection Ishibashi (Tokyo), qui comprend sept peintures de Zao Wou-Ki.

1996
La rétrospective organisée par l'AFAA est présentée au Kaohsiung Museum of Fine Arts de Taiwan puis au Hong Kong Museum of Art. Zao Wou-Ki prépare pour la future station de métro Oriente à Lisbonne un ambitieux projet d'un panneau mural en céramique qui est inauguré en mai 1998.
1997
L’exposition d’encres de Chine en "Hommage à Pierre Matisse" est présentée par Jan Krugier dans sa galerie de New York et de Genève. La Galerie Thessa Herold expose des peintures récentes pour célébrer le cinquantième anniversaire de l’arrivée de Zao Wou-Ki à Paris. Il accompagne le Président de la République Jacques Chirac en Chine. Il se rend à Shanghai pour préparer la grande exposition rétrospective de ses œuvres en 1998, puis à Kyoto où il assiste à l'inauguration du Miho Museum conçu par son ami I.M. Pei.

1998

La Ville d’Angers organise une exposition en trois parties: peintures au musée des Beaux-Arts, encres de Chine dans la Salle Chemellier et gravures, lithographies et livres d'artistes au musée Pincé.
À la galerie nationale du Jeu de Paume devant le triptyque Mai-septembre 89 lors de la remise de son épée d’académicien le 26 novembre 2003. Photo Dennis Bouchard

À la galerie nationale du Jeu de Paume devant le triptyque Mai-septembre 89 lors de la remise de son épée d’académicien le 26 novembre 2003. Photo Dennis Bouchard

1998 - 1999
Zao Wou-Ki se rend en Chine à l'occasion de la grande rétrospective organisée par l’AFAA, L’Oréal et le Shanghai Museum à Shanghai de novembre 1998 à janvier 1999 puis au Palais des Beaux-Arts de Chine à Pékin de février à mars 1999 et enfin au Palais des Beaux-Arts à du Guangdong à Canton d’avril à juin 1999.

1999
De nombreuses expositions ont lieu : "Zao Wou-Ki : Works from 1948-1999" à la Lin & Keng Gallery de Taipei, "Zao Wou-Ki. Les vingt dernières années de peinture", au Centre d'Arts Plastiques de Royan et une exposition sur les encres à la Salle des écritures de Figeac. Zao Wou-Ki participe également à l’exposition collective du Musée Tavet-Delacour à Pontoise sur les "Maîtres de l'Encre : Chang Dai-Chien / Zao Wou-Ki / T'Ang Haywen".

2000
La Fuji Television Gallery de Tokyo lui consacre une exposition monographique. Zao Wou-Ki accompagne Jacques Chirac, Président de la République, pendant son voyage officiel en Chine. Il participe également à la grande exposition organisée par le Petit Palais, Musée des Beaux-Arts de la Ville de Paris, "Chine, la gloire des empereurs", en formant sur proposition de son directeur Gilles Chazal le volet contemporain de l’exposition.
2001
L’IVAM - Centro Julio Gonzalez, présente durant le printemps une grande rétrospective à Valence en Espagne. Cette exposition se rend ensuite au Musée d'Ixelles à Bruxelles.

2002
Avec "Zao Wou-Ki, Rêve de nature", le château de Chenonceau dévoile pendant six mois des huiles et encres de Chine des vingt dernières années (scénographie Gilles et Martine Chazal). Zao Wou-Ki est élu à l’Académie des beaux-arts en décembre, au fauteuil précédemment occupé par Jean Carzou.
Avec Shannon et Victor Ma à la galerie nationale du Jeu de Paume, 2003. Photo Dennis Bouchard

Avec Shannon et Victor Ma à la galerie nationale du Jeu de Paume, 2003. Photo Dennis Bouchard

2003
Une importante exposition a lieu à la Marlborough Gallery de New-York dirigée par Pierre Levai. C’est sa première exposition personnelle aux États-Unis depuis la fermeture en 1989 de la Pierre Matisse Gallery. Le Taidehalli de Helsinki (Finlande) organise une rétrospective. À Paris, la Galerie nationale du Jeu de Paume organise la première grande rétrospective française de l’artiste, regroupant une centaine d’œuvres venues du monde entier. C’est un vif succès avec 135 000 visiteurs. Zao Wou-Ki est reçu à l’Académie des beaux-arts le 26 novembre.

2004
Trois rétrospective ont lieu cette année : "Zao Wou-Ki, une quête du silence" au musée des Beaux-Arts de Dunkerque et au musée du Dessin et de l’Estampe originale de Gravelines, "Zao Wou-Ki - Hommages" (peintures, encres, gravures et dessins) au musée Fabre de Montpellier et la rétrospective organisée par l’Ishibashi Foundation au Bridgestone Museum of Art à Tokyo.
Avec Dominique de Villepin à l’Hôtel Matignon, 2005. Droits réservés

Avec Dominique de Villepin à l’Hôtel Matignon, 2005. Droits réservés

2005
Le Palais Bénédictine de Fécamp propose avec "Zao Wou-Ki – Paysages intérieurs 1947-2004" une sélection d’œuvres inédites du peintre et la Ville de Biarritz organise à l’Espace Bellevue la grande rétrospective "Zao Wou-Ki – Peintures et encres de Chine 1948-2005" qui connaît un beau succès.

2006
Zao Wou-Ki participe à des expositions collectives importantes : "Homenaje – Homage to Chillida" au Guggenheim Museum de Bilbao, "Edgar Varèse" au Museum Tinguely de Bâle, "L’Envolée lyrique. Paris 1945-1956" au Musée du Luxembourg à Paris. I.M. Pei inaugure en octobre le nouveau Suzhou Museum de la ville de Suzhou en Chine qu’il vient de terminer. Il a souhaité pour l’ouverture de ce nouveau musée "Black & White Dream", une présentation d’œuvres de Zao Wou-Ki. Zao Wou-Ki est élevé au grade de Grand Officier de l’Ordre de la Légion d’Honneur et est décoré le 03 novembre au Palais de l’Elysée par le Président Jacques Chirac.
Dans l’atelier de Paris en 2006, peignant une grande encre de Chine. Au mur, son dernier triptyque 19.03.2006 – Triptyque. Photo Françoise Marquet

Dans l’atelier de Paris en 2006, peignant une grande encre de Chine. Au mur, son dernier triptyque 19.03.2006 – Triptyque. Photo Françoise Marquet

2007
L’exposition du Château-Musée de Nemours (France) présente un ensemble inédit d’œuvres montrant les divers aspects de son travail : huile sur toile, encre de Chine et aquarelle sur papier, estampes illustrant des livres de bibliophilie et, pour la première fois, des travaux récents sur céramique et porcelaine.

2008
Zao Wou-Ki termine deux séries de vases uniques à la Manufacture nationale de Sèvres. Il peint également deux aquarelles pour deux coupes pieds bas en tirage limité. La Bibliothèque nationale de France consacre une vaste rétrospective à son œuvre gravé, suite à la donation complémentaire consentie par l’artiste. L’exposition est ensuite présentée au Suzhou Museum à Suzhou. Le musée de l’Hospice Saint-Roch d’Issoudun présente une exposition inédite d’œuvres sur papier de 1954 à 2007, encres de Chine et aquarelles, part essentielle de son œuvre. La Marlborough Gallery de New York expose une sélection d’œuvres récentes inédites : de grands tirages pigmentaires, des peintures sur porcelaine réalisées à la manufacture Bernardaud à Limoges ainsi qu’un ensemble d’encres de Chine. Le Musée national des beaux-arts de Québec au Canada dévoile une dizaine de toiles récentes, autour du triptyque Hommage à mon ami Jean-Paul Riopelle réalisé en 2003. C’est l’occasion de souligner la profonde amitié qui l’unissait au peintre canadien décédé en 2002. Zao Wou-Ki décide d’arrêter la peinture à l’huile.
Chez Clotilde et Bernard, Saint-Tropez, 2008. Photo Sin-May Zao

Chez Clotilde et Bernard, Saint-Tropez, 2008. Photo Sin-May Zao

2009
La Fondation Folon à La Hulpe en Belgique expose des œuvres sur papier (encres de Chine et aquarelles) dans le cadre d’Europalia.China International Arts Festival en Belgique, soulignant l’amitié entre Jean-Michel Folon et Zao Wou-Ki. Alice King présente à Hong Kong une sélection d’œuvres de Zao Wou-Ki, en liaison avec le French May Festival. Les éditions Flammarion publient une importante monographie avec un texte critique inédit de Dominique de Villepin, trois cent reproductions d’œuvres de 1935 à 2008 et une fortune critique actualisée. Catherine Kwai et les éditions Kwai Fung Hin à Hong Kong assurent en mars 2010 la publication des versions chinoise et anglaise de cette monographie.

2010
Zao Wou-Ki créé au printemps ses dernières aquarelles sur papier. Le triptyque Hommage à Claude Monet peint en 1991 est présenté au sein du Pavillon France à l’Exposition Universelle de Shanghai en même temps qu’un ensemble de chefs-d’œuvre du musée d’Orsay. La Fondation Arpad Szenes – Vieira da Silva à Lisbonne présente une exposition qui met en lumière les liens profonds entre Arpad Szenes, Maria Helena Vieira da Silva et Zao Wou-Ki. À la demande de Claude Roiron, présidente du Conseil général d’Indre-et-Loire, quatorze vitraux sont crées par Zao Wou-Ki pour le réfectoire du prieuré de Saint-Cosme, près de Tours. Les ateliers Éric Linard en assurent l’exécution avec la participation de Saint-Gobain. Une exposition est présentée à l’intérieur du prieuré rassemblant pour la première fois les œuvres d’arts appliqués de Zao Wou-Ki : créations pour les Manufactures nationales de Sèvres et des Gobelins, réalisations récentes en porcelaine et céramique (ateliers Bernardaud de Limoges et éditions Delille à Treigny). Zao Wou-Ki participe à l’exposition "Lin Fengmian et ses élèves" à la China Academy of Art de Hangzhou en Chine. Autour des œuvres de Lin Fengmian sont exposées des œuvres de ses principaux élèves : Wu Guanzhong, Chu Teh-Chun, Zao Wou-Ki, Su Tianci and Xi Dejin.
Au Prieuré de Saint-Cosme à Tours devant les vitraux de la chaire de lecture, juillet 2010. Photo Philippe Koutouzis

Au Prieuré de Saint-Cosme à Tours devant les vitraux de la chaire de lecture, juillet 2010. Photo Philippe Koutouzis

2011
La galerie de Sarthe Fine Art organise à Hong Kong le show personnel "Zao Wou-Ki. Paintings : 1950’s – 1960’s". Zao Wou-Ki participe également à de nombreuses expositions collectives : "Peinture non figurative de la seconde école de Paris, 1946-1962. 101 chefs-d’œuvre de la Fondation Gandur pour l’Art" au Musée Rath à Genève et "Abstraction picturale, 1949-1969 : Œuvres choisies des collections Guggenheim" au Guggenheim Museum de Bilbao. L’exposition "Artistes chinois à Paris, 1920-1958. De Lin Fengmian à Zao Wou-Ki" présentée au musée Cernuschi à Paris permet de retracer les débuts de Zao Wou-Ki à Paris, dans la logique des échanges France-Chine au XXème siècle. Zao Wou-Ki s’installe à Dully en Suisse avec son épouse Françoise. C’est en Suisse, où il s’est rendu au début des années 1950 avec son ami Johnny Friedlaender qu’il se confronte à la peinture de Paul Klee, vision décisive dans sa carrière de peintre.

2012
Au musée des Beaux-Arts de Rouen "Zao Wou-Ki, le printemps du pinceau" est un dialogue entre le triptyque Hommage à Claude Monet (1991) et une quinzaine d’aquarelles inédites des années 2000. D’autres aquarelles récentes inédites sont montrées par FEAST Projects à Hong Kong.
À Dully en Suisse, juin 2012. Photo Sin-May Zao

À Dully en Suisse, juin 2012. Photo Sin-May Zao

2013
Zao Wou-Ki s’éteint à l’hôpital de Nyon le 09 avril. Ses obsèques ont lieu selon ses volontés au cimetière du Montparnasse, à Paris. La Ishibashi Foundation lui rend hommage avec une salle au Bridgestone Museum of Art de Tokyo. La ville de Locarno en Suisse organise la première rétrospective après son décès, mettant en lumière la collection que lui a légué l’éditeur suisse Nesto Jacometti avec lequel Zao Wou-Ki a collaboré de 1950 à 1965.


Françoise Marquet et Yann Hendgen
À Dully en Suisse, été 2012. Photo Françoise Marquet

À Dully en Suisse, été 2012. Photo Françoise Marquet

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