Presse 17.06.26
Le Quotidien de l’Art – « Plus de 60 œuvres de Zao Wou-Ki au musée de Lyon » par Jade Pillaudin
Après le musée de l’Hospice Saint-Roch d’Issoudun en 2015, le musée Cernuschi en 2016 et le musée d’Art moderne de Paris en 2019 et 2023 (voir QDA du 13 avril 2023), c’est au tour du musée des beaux-arts de Lyon de recevoir de Françoise Marquet-Zao, ancienne conservatrice au musée d’Art moderne de Paris et épouse de Zao Wou-Ki (1920-2013), une donation d’œuvres de l’artiste franco-chinois. Celle-ci se compose de 59 dessins, deux carnets d’aquarelles, un carnet d’esquisses à la sanguine de la fin des années 1940 et une peinture abstraite de 1983, 03.02.83.
Estimé à plus de quatre millions d’euros, l’ensemble embrasse différentes périodes, illustrant la réinvention créative de Zao Wou-Ki. Le carnet d’esquisses offert au musée des beaux-arts de Lyon témoigne ainsi des débuts de l’artiste en France : alors très influencé par Matisse, il tapisse ses carnets de portraits et de nus réalisés d’après modèle à l’académie de la Grande Chaumière. Plusieurs feuilles de la donation tissent ainsi un parallèle avec les dessins Thèmes et variations de Matisse, dont le musée conserve une série de 1942.
Deux carnets d’aquarelles, cette fois-ci inspirés par la nature et Paul Klee, retracent les pérégrinations européennes de l’artiste, en particulier son séjour alpin à Saint-Jeoire-en-Faucigny à l’été 1950.
Avec ses formes nébuleuses placées en bas de toile, 03.02.83 témoigne des années pendant lesquelles Zao Wou-Ki, à la faveur d’un retour dans son pays natal dans les années 1970, s’empare de nouveau de l’encre de Chine et renouvelle son approche de l’abstraction, qu’il expérimente sur de grands formats. Le musée des beaux-arts de Lyon présentera à l’automne 2027 la donation Marquet-Zao, qui rejoindra un nouvel accrochage des collections XXe et XXIe siècles de l’institution.
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